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La chirurgienne en moi aime r\u00e9gler les probl\u00e8mes et traiter les maladies. Comme \u00e9tudiante, j\u2019ai constat\u00e9 rapidement que les maladies ne sont pas toutes \u00e9gales : certaines sont limit\u00e9es dans le temps (dites \u00ab aigu\u00ebs \u00bb), alors que d\u2019autres deviennent parfois des maladies chroniques. Le cancer du sein est une de ces maladies difficiles pour les patientes, mais aussi pour les soignants. Ce cancer n\u00e9cessite un engagement personnel et professionnel constant, nous for\u00e7ant \u00e0 nous d\u00e9passer dans nos connaissances et nos attitudes, car les patientes nous donnent des le\u00e7ons de vie incroyables! S\u2019engager dans cette voie signifie aussi travailler en \u00e9quipe, un aspect qui m\u2019a beaucoup attir\u00e9e.\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003ELe plus satisfaisant est sans aucun doute le contact avec la patiente et sa famille. Notre diagnostic de cancer du sein change la vie de nos patientes et de leurs proches. Les exemples de r\u00e9silience et d\u2019adaptation qu\u2019ils nous donnent nous inspirent. Ils suscitent mon admiration. Plus nous connaissons cette maladie, plus nous devenons humbles : il y a tant \u00e0 apprendre, tant de facettes! Au fil de mes 30 ann\u00e9es de pratique, les traitements ont beaucoup chang\u00e9, passant de chirurgies mutilantes \u00e0 de plus petites chirurgies, puis \u00e0 des traitements plus pr\u00e9cis, plus cibl\u00e9s, visant plusieurs sous-types de cancer du sein. Malgr\u00e9 tout, il arrive que la maladie l\u2019emporte et que des m\u00e9tastases surviennent.\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003EComment annonce-t-on un diagnostic de cancer du sein de stade 4 \u00e0 une patiente? Ma r\u00e9ponse spontan\u00e9e est qu\u2019il n\u2019y a pas de bonne ou de mauvaise fa\u00e7on, mais, en y pensant bien, je crois qu\u2019il y a deux situations distinctes.\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003EIl y a d\u2019abord la patiente que nous connaissons depuis le d\u00e9but de sa maladie, que nous avons encourag\u00e9e tout au long de ses traitements offerts alors dans un but curatif, tels que la chirurgie, la chimioth\u00e9rapie et la radioth\u00e9rapie. Le contact est d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent, \u00e9tabli, et l\u00e0, quelques mois ou quelques ann\u00e9es plus tard, nous devons lui apprendre que le cancer a \u00e9t\u00e9 plus fort que nos traitements, que nos connaissances. C\u2019est ressenti comme un \u00e9chec pour le soignant, mais il faut le surmonter pour \u00e9pauler cette patiente, ne pas l\u2019abandonner, tout faire pour qu\u2019elle se sente soutenue, l\u2019encourager \u00e0 poursuivre sa route, son combat, et la convaincre que cela en vaut la peine.\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003EDe l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, il y a la patiente nouvelle, que nous ne connaissons pas, et qui est \u00e0 un stade 4 d\u00e8s le diagnostic. Cela repr\u00e9sente de 5 \u00e0 10 % des patientes encore en 2017. C\u2019est difficile de trouver la bonne fa\u00e7on de l\u2019annoncer, en donnant des r\u00e9ponses compr\u00e9hensibles, adapt\u00e9es \u00e0 leurs connaissances sur une maladie, souvent acquises par le peu d\u2019informations v\u00e9hicul\u00e9es par la t\u00e9l\u00e9vision ou dans les journaux.\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003ECe sont les questions pr\u00e9cises qui sont les plus difficiles \u00e0 r\u00e9pondre : vais-je en mourir, docteur? Notre responsabilit\u00e9 comme m\u00e9decin traitant est de dire la v\u00e9rit\u00e9 et de nuancer, de montrer les facettes des traitements, de d\u00e9crire le cheminement qui s\u2019annonce et qui, maintenant, dans une grande proportion des cas, se chiffre en plusieurs ann\u00e9es. Pour le soignant, cependant, une patiente qui meurt de cancer du sein en est une de trop. Nous souhaitons tous que la recherche, tant clinique que fondamentale, nous aidera \u00e0 trouver les m\u00e9dicaments ou interventions qui mettront un terme \u00e0 cette condition.\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003EIl est difficile de s\u00e9parer la vie professionnelle de la vie personnelle: c\u2019est un d\u00e9fi constant. S\u00e9parer compl\u00e8tement ces deux facettes de soi est quasi impossible. Nous avons une profession passionnante, pleine d\u2019altruisme et d\u2019\u00e9motions. Discuter d\u2019une patiente qui me pr\u00e9occupe avec celui qui partage ma vie me fait du bien et aide mon conjoint \u00e0 comprendre certains \u00e9tats d\u2019esprit! Cela me permet ensuite de profiter pleinement du moment pr\u00e9sent, de relativiser les petites contrari\u00e9t\u00e9s de la vie! Mes patientes m\u2019ont appris \u00e0 le faire.\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003ECertaines patientes m\u2019ont impressionn\u00e9e par leur combativit\u00e9 et leur d\u00e9termination, alors que d\u2019autres ont m\u00e9rit\u00e9 mon admiration par le soin qu\u2019elles prenaient \u00e0 s\u2019assurer que leurs proches ne manqueraient de rien apr\u00e8s leur d\u00e9part, ou simplement par leur amour de la vie. Toutes m\u2019ont impressionn\u00e9e par leur capacit\u00e9 \u00e0 s\u2019adapter \u00e0 leur situation. Quand on est en bonne sant\u00e9, on se dit parfois : \u00ab si moi, j\u2019avais un cancer du sein de stade 4, je ne prendrais pas telle chimioth\u00e9rapie \u00bb ou \u00ab dans telle situation, je n\u2019accepterais plus de traitement \u00bb. La qualit\u00e9 de vie \u00e0 laquelle la patiente consent au fil des traitements d\u00e9pend de ses objectifs de vie. Je me rappelle d\u2019une grand-maman qui voulait subir une autre chimioth\u00e9rapie dans l\u2019espoir de voir na\u00eetre sa deuxi\u00e8me petite-fille, ou de cette autre qui voulait assister au mariage de son fils. Qui suis-je pour juger de la qualit\u00e9 de vie de ma patiente et de ce qu\u2019elle accepte, moi qui suis en bonne sant\u00e9? Mon travail est de bien l\u2019informer, de la soutenir et de donner un traitement ad\u00e9quat au meilleur de mes connaissances.\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003EPeu de gens parlent du cancer du sein de stade 4, parce que cela les met en face de la pr\u00e9carit\u00e9 de la vie, et chacun se sent concern\u00e9. Le mod\u00e8le actuel de vie en est un de r\u00e9ussite, de performance, d\u2019atteinte d\u2019objectifs, et non d\u2019\u00e9chec. Aussi, tout est compartiment\u00e9 : un \u00ab malade \u00bb est \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, une personne \u00e2g\u00e9e, dans un centre d\u2019h\u00e9bergement. Bref, on ne c\u00f4toie la maladie chronique que par moments et on ne sait pas comment r\u00e9agir ou quoi dire. On a peur de demander comment cette femme atteinte vit dans son quotidien, au point d\u2019en oublier qu\u2019elle a un quotidien et que, parfois, cela fait du bien d\u2019en parler, tout simplement! Parfois, au d\u00e9tour d\u2019une entrevue avec une patiente, je revois son cheminement et je m\u2019aper\u00e7ois que cela fait de huit \u00e0 dix ans que des m\u00e9tastases ont \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9es. Elle me parle des moments heureux de ces dix ans, de son bonheur d\u2019avoir eu ce sursis\u2026 et de sa volont\u00e9 \u00e0 continuer. Nous continuons, en \u00e9quipe, en nous souhaitant un autre dix ans!\u003C\/p\u003E\n\u003C\/div\u003E\u003C\/span\u003E \u003C\/div\u003E \u003C\/div\u003E\n \u003C\/div\u003E\n \n \n \n \n \n \n\u003C\/div\u003E\u003C\/div\u003E\u003Cdiv class=\u0022item-list\u0022\u003E\u003Cul\u003E\u003Cli class=\u0022first\u0022\u003E\u003Ca href=\u0022\/fr\/pfe_user_story\/ajax\/221\u0022 class=\u0022use-ajax prev\u0022 title=\u0022\u0022\u003E\u003C\/a\u003E\u003C\/li\u003E\n\u003Cli class=\u0022last\u0022\u003E\u003Ca href=\u0022\/fr\/pfe_user_story\/ajax\/76\u0022 class=\u0022use-ajax next\u0022 title=\u0022\u0022\u003E\u003C\/a\u003E\u003C\/li\u003E\n\u003C\/ul\u003E\u003C\/div\u003E"}]